Fin de la « concertation »,  le projet continue malgré l’opposition de nombreux habitants

Le promoteur P&T Technologie a mis fin à la soit disant « concertation » lors d’une ultime réunion le 11 Avril dernier.

Il aura fallu attendre 2 ans de réunions inutiles pour avoir enfin de premières informations concrètes sur les modalités du projet, confirmant ainsi nos inquiétudes : 3 machines d’au moins 180 mètres de hauteur sont prévues en lisière de la forêt et en pleine zone naturelle préservée, à moins d’1km de plus d’une centaine d’habitations de Thorigné-Fouillard et Acigné. Rappelons que certains pays ont fixé la distance minimum à 10 fois la hauteur des éoliennes, soit 1800 mètres dans notre cas !

Seule note positive, le nombre d’engins réduit à 3, grâce à la ténacité et à la lucidité des propriétaire de terrains des zones concernés, qui ont refusés pour la plupart de sacrifier leurs terres sur l’autel du profit. Et ceci malgré les pressions qui furent nombreuses et insistantes.

En regard des parcs éoliens off-shore de plusieurs dizaines de machines aujourd’hui à l’étude, ce projet de 3 unités seulement est négligeable et n’apportera rien à la transition énergétique. Il participe au mitage du territoire qui multiplie les points d’impacts isolés de l’éolien sans aucune cohérence globale. Cependant il aura de réelles conséquences nuisibles sur l’écologie locale et les habitants : espace naturel sacrifié, paysage envahi par ces structures gigantesques, impacts sur les oiseaux et chauve-souris, nuisances sonores, flashs lumineux continuels, dévalorisation de l’immobilier et ceci dans une des zones les moins ventées de Bretagne.

Ce projet reste donc inadapté et incohérent, et la logique voudrait qu’il soit arrêté.

Néanmoins des intérêts tout autres sont aujourd’hui en jeu : au-delà des retombées financières bien réelles pour certains, ce projet permettra à d’autres de donner l’illusion d’une écologie locale. Rennes Métropole pourra s’enorgueillir de produire de l’énergie renouvelable, alors qu’aujourd’hui l’impossibilité de stocker l’électricité et les variations de fonctionnement au gré du vent, enlèvent tout intérêt à une production de proximité.

Qu’importe la préservation d’une zone naturelle et le bien être des habitants, ils seront écrasés par le marketing écologique et la communication de cette opération de « greenwashing ».

C’est pour ces raisons que malgré l’absurdité et la nocivité de ce projet, celui-ci continue aujourd’hui coûte que coûte, soutenu par des idéologues. Sa prochaine étape est un dépôt en préfecture en Septembre ce qui donnerait lieu à une enquête publique (d’un mois seulement) début 2019.

Il faut donc continuer à se mobiliser et se rassembler pour faire connaître notre opposition au projet avant qu’il ne soit trop tard.